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LE PLAN B – Radio Nova -Terry Jones

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Bonjour Terry Jones.

J’ai choisi de parler en français même sachant que vous ne comprenez pas très bien le Français car même ceux qui comprennent très bien le français ne me comprennent pas moi et je dois avouer que moi-même ne comprend pas tout ce que je dis.
Je dois ajouter que si je parlais anglais, je vous promets que cela ne changerait rien, que vous ne comprendriez pas plus et que  surtout nos auditeurs comprendraient encore moins.
Vous comprenez donc pourquoi je vous ai sacrifié.

Néanmoins cher Terry Jones, pour ne pas être une bastard frog, Emmanuel traduira les points litigieux et compliqué ce qui vous permettra de rester parmi nous.

Anyway j’ai prévu également de parler lentement. To speak slowly. Anyway (vous verrez que j’aime bien dire anyway It’s very french to say anyway).

Allons-y, let’go, and for beginning je m’y engage devant vous : je vous promets que personne ne va rien comprendre à ce qui va suivre. I swear on the bible  that no body will understand   what I say now. Not you or me or anybody in this studio or in France.

Dire son opinion, c’est se situer. Bon jusqu’ici  c’est facile. Se situer, c’est accepter d’être, et  être, c’est très compliqué, cela veut dire par exemple non seulement d’être capable d’avoir une pensée mais également et je crois l’avoir déjà souligner  dans un précédent ouvrage, de l’exprimer voir de la défendre, donc d’être acteur de sa vie.

À l’heure ou les politiques  de notre  vielle  Europe semblent retrouver leurs réflexes munichois, célébrons le bouffon : Vous savez celui qui à l’époque  amusait les rois par ses pitreries et leurs mauvaises blagues du genre :

Madame la reine, votre minou est au nez du roi ce que les fourmis sont  au tamanoir. Ou encore Sire savez-vous que la barre chocolatée de votre ennemi le duc d’Anjou  a fondu devant la baronne du Quercy ou encore le fils du vicomte de Besse a été surpris à l’heure du goûter  a mangé le croissant  du prince de condé.
Et qui en profitait pour asséner quelques vérités au puissant monarque. Malheur si le roi en perdait ses bretelles, les pruneaux du fou étaient alors offerts au petit-déjeuner à la première dame et ses noyaux ornaient souvent les oreilles de la favorite.
En ce temps lointain, paraît-il lointain, le bouffon s’appelait Blaise, aujourd’hui  c’est par exemple un Philippe Val  ou vous Terry Jones qui prenez votre plume pour combattre la pensée unique et son cortège de perversion qui font frissonner l’honnête citoyen et ce au péril de vos cerises car  malgré quelques avancés notables dans le domaine des transports en commun ou de la technicité de l’anorak de ski, on risque toujours de les perdre, ses burlats, à dénoncer une idéologie  totalitaire surtout quand elle existe aujourd’hui, là, maintenant, et que nous la subissons là, maintenant, chez nous.

Mais et il y a un mais : Malgré toute l’admiration que j’ai pour le grand clown et le grand artiste militant que vous êtes Terry, je me dois ici de dénoncer le vol de deux brosses à dents et d’un tube de dentifrice sur le tournage de « Enfermés dehors » du magnifique Albert Dupontel. Vous avez été filmé avec votre complice Terry Gilliam par une caméra de surveillance.
C’est vrai, vous le savez. Blague de potache me direz-vous ? Je réponds non.

Que cette anecdote de dernière minute ne gâche pas la très bonne impression que vous devez avoir de moi. En ce qui me concerne, je continuerais à animer votre fan-club et à lire vos très réjouissants coups de colère.

Merci pour tout, Monsieur Terry Jones

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