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LE PLAN B – Radio Nova – Georges Moustaki

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Monsieur Moustaki, mon nom ne vous dira rien, c’est mon engagement citoyen qui me pousse à m’exprimer sur les ondes de cette grande radio qu’est Radio Nova.
Vous savez Georges Moustaki, avant de vous laisser la parole, et vous aurez tout le loisir de répondre à mes propos qui je vous préviens, sont à caractère diffamatoire mais rien de gênant à cela, ce ne sont que belles joute oratoire et invectives de tout poil en perspectives, et pourquoi pas, ne nous l’interdisons pas l’optique d’un procès en diffamation, que je perdrais bien sur,   mais que de rire à venir que de  rire.  Et bien sûr que de réclame.

Je voudrais avant de commencer quoique ce soit, vous dire deux petites choses :
La première : certains médias m’ont fait un pont d’or, oui  un pont d’or pour recevoir mon témoignage, Eh bien non, j’ai dit non et j’ai préféré Radio Nova qui ne m’a pourtant donné que 1000€, ce qui est somme toute le tarif m’a t ont dit de tous les délateurs de cette maison, oui Radio Nova seul radio qui a su garder une vraie éthique partisane, Radio Nova  la radio qui s’engage auprès de l’autre.

(Dites moi, on m’avait dit que je serais payé dès que le message publicitaire  aura été dit à l’antenne, alors voilà…Merci bien, je ne vérifie pas…Bon maintenant comme convenu je le massacre sur les bordels d’ Alexandrie)

Je reprends l’antenne à l’instant. Pardonnez- moi un problème de calcul rénaux, très douloureux à l’automne venu.

Deuxièmement…Bon, écoutez, normalement si j’étais honnête, je devrais retracer votre itinéraire entre le moment où avec Fouli vous avez été chasser d’Alexandrie, je rappelle à nos auditeurs que vous étiez tous les deux alors patron des trois plus grands bordel de la ville : La reine de la nuit, La lanterne magique et Chez Ali, et la dernière fois où je vous ai vu,  sur le port de Carry le Rouet, guitare en bandoulière entrain de faire le malin avec deux jeunes filles (do, ré mi fa sol , tenez l’instrument comme ceci, non comme cela, votre main par ici plus bas, tenez le manche plus fermement.) Vous savez, j’ai moi-même joué de la contrebasse pendant les quinze ans  où j’étais pion alors je connais la musique mon ouistiti.

Mais je vais tirer un trait sur tout cela, au risque de me faire virer ou pire de rembourser  cette avance de 500 €. Pourquoi ? Mais parce que moi aussi j’ai été dans la merde comme vous Monsieur Moustaki, moi aussi j’ai abusé de deux trois trucs que la moral réprouve comme disais Michel Debré, moi aussi j’aime les …Hein ? Comme vous, les…

Et je vous suis également reconnaissant de vous connaître alors que je ne connais personne.

Parce que vous êtes ce qu’on appelle : Un référent. Et une des particularité du référent c’est qu’il s’en bat les couilles.
Et pourquoi ? Parce que vous êtes.
Et pourquoi ? Parce que vous êtes un poète.
Et pourquoi ? Parce que si ma tante en avait elle serait certainement mon oncle. Mais voilà, c’est ma tante.

Mais au risque de vous choquer, et j’en viens à la partie la plus colossale de mon  témoignage, être un poète n’excuse pas tout.

Moi aussi à ce tarif, je suis un poète : « Dans le désert de Mongolie la belle s’en vint, et proposa sa rareté au vieux bouc qui plus n’en pouvait .…Etc… »

Alors qui êtes-vous Monsieur, vous qui dites « Je suis ».

Quant à moi je suis l’inspecteur Vérin, inspecteur depuis quatre jours. Je vais vous serrer pour « Vagabondage de toute la vie ». Normal pour un métèque. Mais attention, je connais des métèques qui ne vagabondent pas et des vagabond qui ne sont pas des métèques.

Si j’étais président de la République Française, je vous décorerais de la plus haute distinction, je vous ferais immédiatement : Georges Moustaki.

Merci d’être dans le coin, Monsieur Moustaki.

Au revoir.

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